samedi, 14 janvier 2006
ARTOIS

Mon beau pays d'Artois aux monotones plaines
Hérissées ça et là de collines lointaines
Et dressant tes beffrois dans un ciel de grisaille
Ma terre de silence, ma terre de semailles
Tes canaux indolents trouant tes champs de blé
Tes flaneuses péniches allant leur pas tranquille
Les passants hésitants dans le tourment des villes
Sur les champs de bataille tes morts désespérés
Mon beau pays d'Artois allant te suicider
Aux falaises de nacre des plages désertées
Tes ports mélancoliques aux parfums de voyage
Les portes de la mer pour dernier paysage
Je voudrais me creuser une fosse profonde
Me fondre dans tes blés aux chevelures blondes
Sentir battre ton coeur au sein de mes poumons
Boire tes chants d'amour, m'enivrer de ton nom...
05:45 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


Commentaires
Dans "Artois"se cachent les ultimes ratios de la convivialité anagrammatique : A trois- Sirota- rotais -air sot et quelques autres.
Ceci explique cela.
Ecrit par : Illisible | samedi, 14 janvier 2006
Laissons planer un respectueux silence sur ces reflexions qui rendent espoir quant à l'avenir de la pensée occidentale.
Ecrit par : gastonlebrave | mardi, 17 janvier 2006
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